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Olmert écarte tout retour de réfugiés palestiniens dans le cadre d’un futur accord
publié le dimanche 17 août 2008

L’Orient le Jour
 
Le Premier ministre, Ehud Olmert, a indiqué au président palestinien, Mahmoud Abbas, qu’Israël n’autoriserait pas le retour de réfugiés palestiniens dans le cadre d’un futur accord sur la création d’un État, ont annoncé hier les services d’Olmert.

Ce communiqué officiel a été diffusé en réponse à des articles selon lesquels Olmert était prêt à faire entrer en Israël 2 000 réfugiés par an, pendant dix ans, dans le cadre d’un accord établissant un État palestinien dans la majeure partie de la Cisjordanie et l’ensemble de la bande de Gaza.

« Le Premier ministre n’a jamais offert d’absorber 20 000 réfugiés en Israël. Le Premier ministre répète à nouveau qu’en vertu de tout accord futur, il ne saurait y avoir de retour de réfugiés palestiniens en Israël, quel qu’en soit le nombre », a fait savoir le bureau d’Olmert.

Le chiffre de 20 000 avait été avancé par le quotidien israélien Haaretz dans son édition d’hier, et confirmé par des responsables israéliens proches du dossier, avant le démenti opposé par Olmert. Un proche collaborateur de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, a qualifié d’« inacceptable » la position d’Olmert sur la question, ultra-sensible chez les Palestiniens, des réfugiés. « Les fuites sur cette question et d’autres aspects des pourparlers de paix, comme une proposition israélienne visant à reporter les discussions sur Jérusalem, visaient à persuader la communauté internationale qu’il faudrait imputer aux Palestiniens tout éventuel échec des négociations », a-t-il dit à Reuters.

Pour ce proche du président de l’Autorité palestinienne, tout règlement final doit comprendre un État palestinien sur la totalité de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, ainsi qu’une solution équitable de la question des réfugiés. Quelque 700 000 personnes, soit la moitié de la population arabe de Palestine en mai 1948, ont fui ou ont été expulsées lors de la création de l’État d’Israël. Le retour de ces réfugiés et de leurs descendants, aujourd’hui au nombre de 4,5 millions, compromettrait l’existence d’Israël en tant qu’État juif, affirme le gouvernement.

Toutefois, si Olmert rejette depuis longtemps les demandes palestiniennes pour le retour des réfugiés et de leurs familles, des responsables israéliens avaient indiqué que le Premier ministre était prêt à accepter d’accueillir un nombre très limité d’entre eux en guise de geste « humanitaire ».

Les plus grandes communautés de réfugiés palestiniens en dehors de la bande de Gaza et de la Cisjordanie se trouvent en Jordanie, en Syrie et au Liban.

Les pourparlers de paix entre Olmert et Abbas, relancés en novembre, n’ont pas permis de progrès notable, en raison du climat de violences et des désaccords liés à la colonisation israélienne.

De plus, Olmert a annoncé le 30 juillet qu’il quitterait son poste en septembre, anéantissant ainsi de l’avis général toute chance d’obtenir un accord sur la création d’un État palestinien avant la fin de l’année.

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